Parti Socialiste
SECTION DE FONTEN@Y-AUX-ROSES

31 décembre 2012

SOIREE DEBAT SUR L’EMPLOI

Filed under: Actualité — psfontenay @ 13:11

la section de Fontenay aux Roses a invité le jeudi 20 décembre, Jean Marc Germain (député de la 12eme circonscription, secrétaire national du parti socialiste au travail et à l’emploi) et Pascal Buchet (maire de Fontenay aux roses et conseiller général des Hauts de Seine) pour débattre de l’emploi en France et sur Fontenay aux roses. En voici un rapide compte rendu.

Pascal Buchet présente la situation de l’emploi à Fontenay-aux-Roses où le chômage a connu des
fluctuations, comme dans les villes moyennes de la banlieue francilienne ; il souligne notamment la
grande difficulté pour créer des emplois sur la Ville : le peu de foncier disponible ne permettant pas
d’accueillir de nouvelles activités. La priorité est donc mise sur le développement de petites entreprises.
L’adhésion à l’agglomération Sud de Seine devrait permettre d’élargir la dynamique de l’emploi sur une
zone plus étendue, grâce aux autres communes membres qui ont du foncier disponible, et d’agir donc au
niveau du bassin d’emploi.

La Maison de l’Economie et de l’Emploi (M2E), créée il y a 12 ans à Fontenay-aux-Roses et maintenant
rattachée à l’agglomération Sud-de-Seine (premier échelon de proximité). La Mission Locale, elle,
permet d’accompagner environ 100 jeunes qui retrouvent un emploi ainsi qu’environ 100 demandeurs
d’emploi moins jeunes.
Pascal Buchet souligne la nécessité du maintien des investissements publics au sein des collectivités
locales qui in fine permettent la création d’emplois. Il faut savoir que pour 1 million d’euros investis 7 à
8 emplois sont créés (ex : construction d’une crèche, d’une médiathèque…)
Jean Marc Germain a ensuite présenté la politique actuelle du gouvernement en matière d’emploi
comme une fusée à 3 étages :
 1er étage : croissance
 2e étage : compétitivité (permettre le redressement durable de la croissance)
 3e étage : aide à l’emploi (en direction des plus fragiles : jeunes et seniors).
1. la croissance
Pour être efficace et durable, elle ne peut exister dans un seul pays, et donc doit être suscitée sur le
plan européen. Ce qui est fait avec le « pacte de Croissance » et notamment la banque européenne
d’investissement et les fonds structurels européens (50 milliards).
Le changement de la politique monétaire de l’Europe et le crédit impôts compétitivité permettent la
baisse massive des taux d’intérêts (Etats et entreprises).

2. la compétitivité
Le problème de la France n’est pas le coût du travail (dans l’industrie il est le même qu’en
Allemagne), mais le manque d’investissement dans la recherche, l’innovation et la formation, puis
pas assez de PME et de TPE.
La création de la banque publique d’investissement va permettre de financer les entreprises
innovantes.
En gestation, la mise en place d’un conseil de la stratégie économique et du dialogue social.
3. les aides directes à l’emploi
Avec les contrats de génération (en débat le 14 janvier) et les emplois d’avenir pour les jeunes sans
formation initiale.
Cette présentation a été suivie d’un débat avec la salle avec des questions notamment sur :
· Les garanties et contreparties demandées aux entreprises en échange du crédit compétitivité et
des aides à l’emploi ?
En fait, si le gouvernement n’a pas voulu inscrire de conditionnalité pour l’obtention, il a été prévu
un fléchage des fonds (innovation, embauche et développement durable) puis une vérification par un
contrôle social par les partenaires sociaux dans l’entreprise. Est en réflexion aussi la possibilité d’un
droit d’alerte des partenaires sociaux.
Pour la signature d’un contrat de génération, il ne devra pas y avoir de licenciement possible d’un
salarié de plus de 57 ans et pas de licenciement dans l’entreprise dans les 6 mois qui précèdent.
· L’employabilité des bénéficiaires des contrats aidés (par ex les « emplois jeunes » : on a pu
observer que 70 % ont trouvé un emploi stable à l’issu du contrat et ils sont 95% 10 ans
après) ?
Pour les Emplois d’avenir est mis en place un dispositif dans la durée, qui doit apporter de la
qualification et un accompagnement tout le long du contrat qui aide à préparer la sortie de celui-ci.
La sécurisation du parcours professionnel est à l’étude (demandée par la CFDT).
A été relevée l’inégalité face à l’accès à l’emploi (absence de réseau, de carnet d’adresse…) qui
devrait être prise en compte, de même que la question de l’orientation insuffisamment traitée dans
notre pays.
· L’inadéquation entre la demande et l’offre d’emploi ?
On peut espérer que la décentralisation au niveau de la Région des services de l’orientation pourra
réduire cette inadéquation et que les actions pour agir contre la discrimination (parité, Cv
anonyme…) permettront de réduire les inégalités d’accès à l’emploi.
· Le statut d’auto-entrepreneur, qui crée parfois une certaine concurrence « déloyale » pour les
artisans et les commerçants, devrait à partir d’un certain revenu converger vers celui d’artisan.

 

A été enfin noté le manque d’adhésion, d’enthousiasme, des citoyens, par rapport à la politique
actuelle du gouvernement. Pour JM Germain ce manque peut être la conséquence de la difficulté de
vivre actuellement dans un « monde médiatique : 1 jour – 1 évènement ». Le gouvernement devrait
expliquer ce qu’il fait dans l’immédiateté et ne pas attendre comme cela a été fait, la plupart du
temps, depuis la mise en place du gouvernement (4 à 5 jours). Des améliorations dans la
communication sont certainement nécessaires.

 

 

9 décembre 2012

EMPLOI, UNE PRIORITE

Filed under: Actualité — ic @ 18:12

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